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Etiquetage nutritionnel simplifié : vive l’expérimentation !

Marisol Touraine, ministre de la Santé, a annoncé dans la presse la mise en place en septembre prochain d’une expérimentation grandeur nature permettant de décider quel logo nutritionnel sera utilisé en France dès 2017. Nous nous réjouissons de voir avancer ce dossier sur lequel nous travaillons depuis plus de 10 ans.

homme lisant etiquetteAprès de nombreuses discussions auxquelles la CLCV a été associée, le ministère de la Santé a décidé de tester 4 logos. Deux d’entre eux sont synthétiques. C’est-à-dire qu’ils sont basés sur un code couleur traduisant la qualité nutritionnelle globale du produit. Les méthodes de calcul utilisées pour déterminer le score nutritionnel des aliments ont été jugées par l’ANSES de bonne qualité et relativement proches. Les deux autres logos existent déjà : il s’agit des « feux tricolores » anglais (traffic lights) et du système « GDA » (Repères nutritionnels journaliers). Ils sont de type descriptif, c’est-à-dire qu’ils décrivent les teneurs en sucre, en gras et en sel des produits alimentaires.

Cette avancée est très positive car l’actuel tableau nutritionnel, obligatoire dès la fin de l’année sur les produits alimentaires emballés et déjà présent sur plus de 75 % d’entre eux, est totalement incompréhensible pour les consommateurs.

Considérant le nombre d’enfants en surpoids (18% des 3-17 ans) et d’adultes atteints de diabète de type 2 ou de maladies cardiovasculaires dans notre pays, nous jugeons qu’il est plus que temps de doter les Français d’un système complémentaire au tableau nutritionnel afin qu’ils puissent faire de meilleurs choix alimentaires dès l’acte d’achat. Pour nous, il est évident que seul un logo synthétique est à même d’y parvenir.

Quel que soit le dispositif retenu à l’issue de l’expérimentation, la loi santé aussi bien que le règlement européen sur l’information du consommateur prévoient qu’il restera basé sur le volontariat, ce que nous regrettons. Par ailleurs, ici et là, des voix s’élèvent pour demander que certaines catégories d’aliments soient exclues de cet affichage. Nous resterons vigilants à ce que le décret fixant les modalités de mise en place de l’information nutritionnelle complémentaire ne soit pas vidé de sa substance par des demandes sectorielles d’exemption.

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(Publié le 12 mai 2016)