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Label Rouge

Le Label Rouge distingue des produits de qualité supérieure. Il s’agit pour l’essentiel de denrées alimentaires, même si quelques produits agricoles comme le gazon peuvent être labellisés.

Dans le cas des produits alimentaires, la qualité supérieure doit se traduire par un goût qui permet de distinguer le produit labellisé des produits similaires.

 Ce niveau de qualité est obtenu par des conditions particulières de production et de fabrication. Tous les maillons de la chaîne sont pris en compte, depuis la production jusqu’à la distribution.

Son histoire

Le Label Rouge a été créé en 1960, sous l’impulsion de producteurs de volailles qui souhaitaient réagir à la forte concurrence des élevages industriels.

Aujourd’hui, de nombreux produits portent ce label : charcuteries,  fruits et légumes, plats préparés (ravioles du Dauphiné …), pain de tradition française, saumon fumé, sel de Guérande, beurre de baratte, viande de bœuf, de mouton, de porc…

Intérêt

Le principe du Label Rouge est d’apporter aux consommateurs la garantie d’une qualité certifiée et constante. On ne peut que regretter le prix souvent élevé des produits qui en bénéficient.

Comment ça marche ?

Les producteurs organisés en groupement soumettent à l’Institut National de l’Origine et de la Qualité (INAO) un cahier des charges. L’institut s’assure que les exigences qui y figurent garantissent un niveau de qualité supérieure.

 Le cahier des charges est ensuite homologué par les Ministères chargés de l’Agriculture, de l’Alimentation et de la Consommation.

Des organismes certificateurs, agréés par l’INAO, effectuent les contrôles de conformité chez tous les professionnels intervenant dans l’élaboration du produit.

Toute utilisation frauduleuse d’un label, délivrance ou utilisation d’un label non homologué est interdite et sanctionnée.

Quelle crédibilité ?

Le Label Rouge est un signe globalement fiable. Cependant, la multiplication des produits labellisés, on en dénombre aujourd’hui plus de 400, risque de conduire à une baisse du niveau d’exigence. Il est donc important que les représentants des consommateurs soient étroitement associés à l’élaboration des cahiers des charges et à leur mise en œuvre.

Attention aux confusions !

La certification de conformité indique qu’un produit répond à certains critères. Ceux-ci sont très variables d’un produit à l’autre et sont souvent limités à un des aspects de la production. Il peut s’agir de l’alimentation des animaux d’élevage, des races utilisées, de la durée d’élevage, de l’origine du produit, etc…

Derrière la certification de conformité, on trouve donc des exigences extrêmement différentes. Ainsi pour la viande de porc, le critère alimentation peut être complètement absent ou au contraire imposer jusqu’à 85 % de céréales…

En fait, c’est surtout pour les professionnels que la CCP présente un intérêt. Elle apporte aux distributeurs une garantie sur les caractéristiques des produits qu’ils achètent. En effet, les critères sont  vérifiés par des organismes indépendants agréés.

Certains produits certifiés présentent un réel intérêt pour le consommateur mais, dans d’autres cas, la CCP n’offre aucun « plus » par rapport aux produits standards. 

En particulier, ne vous laissez pas abuser par des mentions du type : « Produit identifié et suivi à chaque étape de la filière », « Qualité contrôlée avant expédition », ou encore « Variété sélectionnée ». L’utilisation d’un logo où figure en lettres bien apparentes la mention « QUALITE CERTIFIEE » augmente les risques de confusion. Si la qualité supérieure constitue votre premier critère de choix, préférez sans hésiter les produits portant le Label Rouge.