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lun.
28
sept. 15

Crudivorisme

Manger cru est à la mode. Mais est-ce sans danger ?

Manger-cru-ou-cuitLe « crudivorisme » a fait la Une des magazines féminins cet été. Et on lui prête toutes les vertus : plus de goût, plus de nutriments, de vitamines et de minéraux, plus léger (on évite les matières grasses de la cuisson), plus de mastication, plus de satiété, plus authentique car ancestral... Au point que certains envisagent d’accorder à ce mode de consommation sans cuisson une plus  grande place, quelque soit la saison.

Ce que les magazines oublient de vous dire c’est que, derrière cet effet mode, il y a aussi plus de bactéries, plus de parasites et plus de risques sanitaires. Notamment pour les enfants et les femmes enceintes !

En effet, l'un des rôles de la cuisson est de tuer les bactéries et les parasites présents dans les aliments afin de les consommer sans risque. Donc pas de tartares, pas de carpaccios, pas de sushis et autres ceviches, ni de steak haché bleu pour les enfants, les mamans qui sont enceintes, les papis ou les mamies et les amis immuno-déprimés ! Pas de lait cru non plus ! Même si votre journal préféré vous explique que sa consommation régulière pourrait protéger vos bambins des allergies. Et pas de fromages au lait cru en raison du risque de listeriose !

Même pour les légumes, manger cru n’est pas une panacée !

Et là encore, il y a un risque microbiologique pour les personnes les plus fragiles. Notamment pour les légumes qui poussent dans ou juste au-dessus de la terre, qui doivent dans ce cas être soigneusement lavés et épluchés.
Sans compter que certains légumes sont immangeables crus ! C’est en particulier le cas des légumes fibreux, de certaines racines, des pommes de terre ou de certains légumes secs pour lesquels la cuisson permet de détruire les substances « toxiques » et indigestes qu’ils contiennent. Même les carottes ou les tomates que nous mangeons volontiers sous forme de crudités afin de préserver la vitamine C gagnent à être cuites de temps en temps. En effet, les précieux caroténoïdes et lycopènes qu’elles contiennent sont beaucoup plus disponibles pour l’organisme après cuisson qu’en l’état.

Vous l’aurez compris, pas de raisons de jeter vos casseroles, votre cuisinière ou votre four ! D’autant qu’avec le retour des frimas, je les vois bien reprendre du service pour concocter soupes et autres plats mijotés d’hiver.

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