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juin 15

Limiter le marketing alimentaire ciblant les enfants (1/2)

Où en est la France ?

marketing et enfantsEn France, l’interdiction du marketing alimentaire télévisé à destination des enfants ou son strict encadrement n’ont jamais été mis en place malgré un certain nombre de plaidoyers, dont celui de la CLCV.
Il a juste été décidé de mettre des messages à caractère sanitaire dans les publicités (vous savez, les fameux bandeaux noirs avec « Pour votre santé, évitez de grignoter entre les repas » etc.). Puis en 2009 et en 2013, les professionnels des médias télévisés et de l’industrie agroalimentaire ont signé une charte d’engagement visant à promouvoir une alimentation et une activité physique favorables à la santé dans les programmes et les publicités diffusés à la télévision.

Malgré ces mesures d’autorégulation, dans notre pays, le marketing alimentaire à destination des enfants et adolescents se porte bien !

D’après l’INPES, qui a commandité 4 études sur le sujet, les aliments les plus promus à la télévision à destination des enfants restent massivement gras, sucrés et/ou salés. Ils comptent pour la moitié des investissements publicitaires alimentaires dans les écrans famille les plus regardés par les enfants, pour 75% des investissements publicitaires alimentaires dans les écrans jeunesse et sur la majorité des chaînes spécifiques jeunesse et même pour 82% des investissements alimentaires sur les sites internet de huit chaînes enfants. Et ce n’est pas prêt de changer car les ressorts des publicités destinées aux enfants et aux ados sont multiples et font l’objet d’un perpétuel renouvellement !

Le rapport de l’INPES publié fin mai 2015 montre par ailleurs que les 3/4 des parents d’enfants âgés de 4 à 17 ans sont favorables à une réglementation qui interdirait la publicité pour des boissons ou des aliments trop gras, salés ou sucrés au cours des programmes télé à destination de leurs enfants ou adolescents.

Finalement, les mesures d’autorégulation semblant d’une efficacité plus que limitée, et sachant l’influence négative du marketing sur les comportements alimentaires, l’INPES pense qu’il faudrait encadrer la publicité alimentaire et plus largement la promotion commerciale des aliments non favorables à la santé à destination des enfants et adolescents.

Lire le rapport de l'INPES

Limiter le marketing alimentaire ciblant les enfants (2/2) : Ce qu'en pense l'OMS 

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