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17
sept. 15

Mon restaurant est-il sûr ? (2/2)

Pourquoi le dispositif expérimental mis en place par le ministère de l’agriculture à Paris et Avignon devrait-il être généralisé et rendu obligatoire.

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note hygiène restaurants

De l’aveu de Stéphanie Flauto, sous-directrice de la sécurité sanitaire des aliments à la Direction générale de l’alimentation (DGAL), « cette démarche répond à une demande générale de la société pour plus de transparence ». L’hygiène serait même le premier critère de choix des consommateurs lorsqu’ils vont au restaurant, devant la qualité des plats.

Le seul hic, c’est qu’en France, la mise en transparence des résultats des contrôles sanitaires n’est pas du goût des professionnels ! Même lorsque cela est fait timidement au moyen d’une expérience sur deux villes ! Par voie de presse, leurs organisations ont crié au scandale et invoquent une stigmatisation des établissements. C’est à peine si les restaurateurs qui obtiennent la meilleure des trois notes possibles (niveau d’hygiène Bon) sont prêts à afficher la vignette avec le flashcode.

Pourtant, rendre obligatoire, comme le demande la CLCV, l’affichage des résultats de contrôles dès la porte d’entrée des restaurants ne peut que contribuer à restaurer la confiance des consommateurs. D’ailleurs dans les pays ou les villes où cela existe déjà (Royaume-Uni, Danemark, Pays-Bas, New-York...), cela s’est traduit au fil du temps par une amélioration du niveau général d’hygiène dans les établissements. Car logiquement, ceux qui n’obtiennent pas un score acceptable mettent tout en œuvre (ou au moins le devraient-ils) pour passer et rester au niveau d’hygiène « bon ».

Ainsi, à New-York, où un système de notation par lettres (A, B, C) existe depuis 5 ans, le City Department of Health considère que les restaurants de la ville n’ont jamais été aussi propres. Ils sont d’ailleurs désormais 60% à obtenir la meilleure note, A, lors de leur inspection initiale. D’après Mary Bassett, commissaire à la santé de la ville, cela a réduit considérablement la probabilité de contracter une maladie d'origine alimentaire au restaurant. Par exemple, entre 2010 (avant la mise en place du dispositif) et 2014, il y a eu une baisse de 24% des cas de salmonelles signalés au ministère de la santé.

En partenariat avec RTL, retrouvez François Carlier dans l'émission RTL Conso Matin : http://www.rtl.fr/actu/economie/controles-d-hygiene-des-restaurants-les-premiers-resultats-visibles-sur-internet-7779748136

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