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mar.
10
mai 16

St-Hubert se dope aux allégations santé

Avec sa nouvelle margarine, St-Hubert veut prendre soin de notre capital cérébral et signe le retour en force des allégations santé.

Depuis quelques mois, la célèbre marque de margarine, St-Hubert met en vente un produit riche en omégas 3 et plus précisément en DHA (ou acide docosahexaéonique), signant ainsi le retour en force des alicaments. Ce lancement s’accompagne d’une belle pub télé invitant le consommateur à « prendre soin de son cerveau », de sa mémoire, « grâce à de simples tartines ». Et d’un site Internet dédié, truffé d’explications scientifiques.

D’après l’EFSA, le DHA contribue au fonctionnement normal du cerveau et au maintien d’une vision normale, dans le cadre d’une alimentation variée et équilibrée et d’un mode de vie sain. Cette allégation ne peut être utilisée que si la denrée alimentaire contient suffisamment de DHA (plus de 40 mg pour 100 g). Le consommateur doit par ailleurs être informé que l’effet bénéfique est obtenu par la consommation journalière de 250 mg de DHA.

Chaque jour, nous consommons en moyenne 137 mg de DHA, d’après l’ANSES (2015, Apports en acides gras de la population vivant en France et comparaison aux apports nutritionnels définis en 2010). Cependant, n’imaginez pas pouvoir doper votre cerveau grâce à vos tartines du petit-déjeuner !

La nouvelle margarine de St-Hubert contenant 250 mg de DHA pour 100 g, tout au plus parviendrez-vous à couvrir 10 % des apports nutritionnels conseillés en DHA avec vos simples tartines !

N’oublions pas que le DHA est un acide gras essentiel surtout présent dans les poissons gras tels que le hareng, le maquereau, le saumon, la sardine ou la truite. Par exemple, 100 g de sardine à l’huile représentent près de 4 fois vos besoins quotidiens en DHA ! (source Base Nutraqua)

St-Hubert DHA est vendu au prix de 2,30 € la barquette de 250g (prix indicatif printemps 2016.

Depuis décembre 2012, les publicités pour de pseudo alicaments ont disparu de nos écrans. Et pour cause ! Pour revendiquer un effet sur la santé, le fabricant doit désormais faire valider son dossier scientifique par l’Agence européenne de sécurité alimentaire (EFSA).



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