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mars 13

Touche pas à mon IGP !

Un assouplissement des exigences pourrait affaiblir l’ancrage territorial des IGP.

Logo IGPPour de nombreux consommateurs, il n’est pas évident de faire la différence entre une Appellation d’Origine Protégée (AOP) et une Indication Géographique Protégée (IGP). Au point que souvent, nous imaginons qu’un produit alimentaire bénéficiant d’une IGP est non seulement fabriqué dans une zone géographique précise, mais aussi qu’il est élaboré à partir de matières premières provenant de cette région.

Et pour cause, pour certaines IGP(les plus anciennes), ce principe était globalement respecté. Ainsi, le « Jambon de Bayonne IGP » imposait dans son cahier des charges que les porcs proviennent du Sud-Ouest.

Désormais, c’en est fini de cette exigence sur l’origine de certaines matières premières. Sauf à prouver qu’elles confèrent réellement une typicité au produit fini ! Du coup, les futurs « Jambon de Vendée IGP » ou « Charcuterie corse IGP » (jambon, figatelli...) pourront être élaborés avec des porcs nés, élevés abattus aux Pays-Bas ou ailleurs dans l’Union Européenne !

Avouez que cela a de quoi choquer les consommateurs qui s’en remettent aux labels officiels afin d’en savoir plus sur ce qui est au fond de leurs assiettes.

Ce nouvel assouplissement, alors que les consommateurs réclament plus d’information sur l’origine des aliments qu’ils achètent, vient conforter les demandes de la CLCV en faveur d’un étiquetage de l’origine des ingrédients.

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