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oct. 14

Compléments alimentaires : prudence !

L’ANSES rappelle aux consommateurs que les compléments alimentaires ne sont pas anodins.

anses

Pour une grande majorité de la population, une alimentation équilibrée permet d'apporter l'essentiel des nutriments nécessaires pour couvrir les besoins nutritionnels. Pourtant, les consommateurs sont nombreux à consommer des compléments alimentaires ou des aliments enrichis de leur propre initiative pour affronter l'hiver, mieux bronzer l'été, être en forme ou maigrir. Ils les achètent en parapharmacie, mais aussi en grande surface ou sur Internet.

Si les consomateurs considèrent les compléments alimentaires et les aliments enrichis comme anodins, ceux-ci peuvent néanmoins, dans certaines conditions, les exposer à des risques. C’est pourquoi, depuis 2010, l’agence sanitaire a mis en place une cellule de Nutrivigilance, dont l’objectif est d’identifier les éventuels effets indésirables liés à la consommation de ces aliments.

Après plus de trois ans de fonctionnement, l’ANSES dresse un premier bilan de son dispositif et annonce avoir reçu 1565 cas d’effets indésirables. La plus grande partie des signalements est liée à la consommation de compléments alimentaires (76 %). Viennent ensuite les boissons énergisantes avec 16% des cas.

L’examen des effets secondaires a amené l’ANSES à émettre des recommandations sur les compléments alimentaires à la levure de riz rouge utilisés pour aider à baisser le cholestérol, les produits minceur à l’extrait d’orange amère  ou les boissons énergisantes. Elle évalue actuellement les risques relatifs à la consommation de compléments alimentaires dédiés aux femmes enceintes et aux sportifs ou à celle très à la mode de spiruline. Ces travaux devraient donner lieu à des avis au cours de l’année prochaine.

Face aux promesses des compléments alimentaires, il convient donc d’être vigilant, en particulier en ce qui concerne les femmes enceintes ou allaitantes, les enfants et les personnes sous traitement médicamenteux. Dans ces cas, mieux vaut éviter de consommer des compléments alimentaires sans avis médical ou d’associer plusieurs compléments alimentaires entre eux

Infographie : « Dispositif de Nutrivigilance : bilan 2010-2014 »

Les compléments alimentaires minceurs sont impliqués dans 15 % des cas recevables impliquant au moins un complément alimentaire. Suivent les compléments alimentaires capillaires (11 %) et hypocholestérolémiants (10 %). Les principaux effets indésirables recensés sont d’ordre hépatique, digestif et allergique.

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