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ven.
31
janv. 14

Panga : que faut-il en penser ? (3ème partie)

En manger ou pas ?

pangaPlusieurs reportages « choc » ont montré des élevages de Panga aux pratiques plus que critiquables, des filets contenant des résidus de pesticides, d’antibiotiques, de métaux lourds ou des substances interdites dans l’Union Européenne. De quoi décourager les consommateurs d’acheter du Panga en dépit de son prix très attractif !

Attention cependant ! Tous les élevages de Panga ne sont pas logés à la même enseigne et ce que nous montrent ces documentaires ou les vidéos en ligne sur le Web ne correspond pas toujours à ce que nous trouvons dans les rayons... Le problème c'est que, faute de repère (label ou autre), le consommateur n'a guère de garantie quand il souhaite acheter du Panga.

Indépendamment des pratiques d'élevage, on peut dire que du point de vue nutritionnel, le Panga n’est pas un poisson blanc très intéressant. Sa chair est moins riche en oméga 3 et en protéines que la plupart des poissons blancs que nous consommons habituellement. Elle est par contre plus riche en acides gras saturés des matières grasses que nous avons tendance à surconsommer. Alors autant se tourner vers des poissons de saison, issus de la pêche artisanale et pour lesquels le stock est jugé satisfaisant. Dans la gamme de prix du Panga, on trouvera des espèces telles que le Tacaud, le Merlu ou des poissons gras comme le Maquereau, la Sardine ou le Hareng.

Suite à la diffusion de plusieurs documentaires, la CLCV a demandé aux pouvoirs publics de renforcer les exigences sur les poissons importés afin de garantir leur sécurité pour les consommateurs et d'imposer des standards environnementaux sur les produits importés afin de ne pas cautionner des élevages aquacoles qui dégradent les écosystèmes.

En ce qui concerne les contaminants chimiques (résidus de pesticides, dioxines, métaux lourds), il faut savoir qu'ils sont présents à des niveaux variables dans tous les poissons. Pour limiter notre exposition, il n'y a pas d'autre solution que de varier notre alimentation. Par exemple, en alternant les poissons maigres et les poissons gras (plus susceptibles d’être contaminés), en consommant des poissons sauvages et des poissons d’élevage et en diversifiant les provenances.
De plus, comme le précise l’ANSES dans son avis de juillet 2013certaines populations sensibles (par exemple les femmes enceintes, les jeunes enfants) doivent restreindre leur consommation de certains types de poisson.

Pour finir, quand ils existent, nous pouvons privilégier les signes de qualité. Face à la rareté des produits sous labels, n’hésitons pas à interroger le poissonnier, le service consommateur du distributeur ou le service client de la marque sur le mode de production du poisson.


Lire Panga : que faut-il en penser ? (1ère partie)Panga : que faut-il en penser ? (2ème partie)

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